Self Confidence
Drôle de feeling, ce soir. Je suis inscrit sur GA depuis mi-août et pour la première fois, je m’interroge. J’ai, relent d’une certaine éducation, difficile a extérioriser mes sentiments et surtout à les coucher sur papier en sorte qu’ils soient dévoilés à d’autres. Aussi, ai-je jusqu’à présent négligé de m’épancher par le biais d’un blog.
Pourtant en ce moment, l’envie me titille de faire part à d’éventuels lecteurs, connus ou anonymes, de ce que je ressens. Né il y a un moment déjà, j’ai donc connu une époque qui privilégiait le contact direct pour l’amorce d’une relation alors même que les temps que nous vivons privilégient les contacts téléphoniques, télévisuels ou électroniques. Faisant fi d’une certaine appréhension, j’ai donc franchi le pas et après moult tentatives décevantes, ai découvert GA, site francophone et français qui semblait correspondre à mes attentes.
En trois mois et demi, j’ai eu l’opportunité de fréquenter des gens sympathiques, d’autres moins et enfin certains qui l’étaient encore moins. Mais enfin, il faut de tout pour faire un monde.
Mon expérience professionnelle, je ne suis dans le social que depuis quelques mois, m’a amené à rencontrer les meilleurs comme les pires représentants de l’espèce humaine. Je devrais dès lors avoir acquis une carapace certaine. Que nenni, que cela tienne à moi ou que cela soit largement partagé sans être dévoilé, la bêtise et la méchanceté gratuite me heurtent toujours autant.
Ou veux-je en venir, pensez-vous ? A ceci, sur un site dédié à une communauté sinon persécutée, du moins souvent ostracisée, il arrive de rencontrer des victimes qui se montrent plus cruelles encore envers leurs pairs que leurs bourreaux. Ceci constitue le premier constat amer.
Le second réside dans le caractère fragile, voire éphémère, de toute relation, de quelque ordre qu’elle soit, que l’on bâtit par voie électronique. Il semble, mais peut-être me
trompe-je, que la peur de s’investir et/ou de se dévoiler à l’autre, incite chacun à se retrancher dans son quant à soi, assuré qu’il est de pouvoir se prémunir en un seul clic, qui consiste à couper net la communication.
Un lueur d’espoir cependant à ce stade d’une réflexion morose ; Trois rencontres dont deux inattendues m’ont permis aujourd’hui encore, de continuer à répéter sans hypocrisie aux personnes que je suis sensé aider à remonter la pente, qu’il faut rester croire en l’être humain. N’est-il pas écrit dans un des Grands Livres qu’il suffit d’un pour sauver les autres. Ces trois garçons, je tiens ici à leur rendre hommage par ordre chronologique :
- Le tout premier, dont je suis sur qu’il refusera de se reconnaître, pour sa gentillesse innée, son intelligence exceptionnelle, ses dons artistiques et surtout pour son courage et, qualité extrêmement rare dans un monde fondé sur le culte de la personnalité, pour son sens de l’autodérision.
- Le second, qui lira peut-être un jour ces lignes, pour la sincérité de son discours et quoiqu’il s’en soit défendu, pour des qualités de cœur sans pareille et une retenue qui reflète une âme torturée mais belle et saine.
- Le troisième, tout en douceur et gentillesse, d’une générosité de cœur incroyable et qui depuis que l’on a fait connaissance, me tient compagnie avec une patience et une constance qui m’émeuvent. A toi, ma puce, qui malgré un moral pas toujours vaillant conserve sourire et bonne humeur et fait chanter la vie.
Ces quelques réflexions ne changeront pas la face du monde mais les mettre noir sur blanc m’a rasséréné. Et puis, Il est là…..