J'écoute : plus mon coeur
Je regarde : plus son profil
Je lis : ses rares réponses, si tant est qu'elles veuillent dire qq chose
Je joue : au con
Je mange : plus
Je bois : plus
Je cite : personne
Je pense : à Lui mais je ne devrais plus
Je rêve : de Lui mais ça je n'en peux mais
(mis à jour mercredi 14 mai 2008 à 07:55)

23/05/2008

23/05/08 - 08:36

LOST


Garçon gentil répondant au surnom de l'Arsouille

1,84 m, 74 kgs
Yeux marrons verts

Infernal mais attachant.

Si nouvelles, merci de me contacter en MP

Ce qu'on peut être amené à faire lorsqu'on est victime d'une mauvaise surprise!

Bonne journée à tous.

15/05/2008

15/05/08 - 15:19

Commentaire sur le post de HARLEQUIN: "Réfugiés de l'homophobie"



J’ai déclaré mon homosexualité le jour des cinquante ans de ma femme, soit le 18 juin 2007 pour des raisons qui tenaient à nos relations personnelles, en d’autres mots, « puisque tu as cessé de m’aimer d’amour, je veux vivre ce que je suis ».
Notre complicité mutuelle n’a néanmoins pu faire en sorte qu’elle en soit la première avertie. J’ai le jour même informé l’aînée (20) de mes deux filles et la cadette (18) dans un second temps, ma femme n’a été mise au courant que dans un troisième. Je tiens à préciser que pendant nos 25 ans de vie commune, jamais je n’ai mis un pied sur le côté, non que j’ai jamais été tenté mais par principe. Un engagement est un engagement, conception qui ne regarde que moi.
Par la suite, sans que cela constitue aucunement un « coming out », je l’ai dit à ma mère (76) qui a souri en me disant qu’elle s’en doutait depuis longtemps et que ça ne changeait rien. Même son de cloche du coté de mes meilleurs amis et amies avec en prime la remarque malicieuse que ma sexualité ne regardait que moi et que je n’avais pas à la porter à la connaissance du public.
Ce long préambule pour relater mon expérience de la « découverte » par les tiers.

L’ouverture d’esprit dont ma femme et moi avons toujours fait preuve face à n’importe quelle autre situation nous est venue en aide pour assumer notre statut de co-locataires. En effet, à la requête de nos deux filles qui ont mis en avant de multiples raisons, nous avons renoncé à nous séparer sur le champ et accepté, pour elles, de tenter l’aventure de la co-location qui, je reconnais, se passe bien. (Nos motifs de disputes n’ont pas changé lol, elle range tout mais oublie où et je suis un incorrigible bordélique). Je mets également en avant, sans pour autant la vanter, l’éducation libérale que nous avons l’un et l’autre reçue et qui nous a permis d’élever nos filles et d’en faire deux jeunes femmes épanouies et indépendantes sans trop de difficulté. Leur caractère équilibré, leur largesse d’esprit ont été le moteur de l’acceptation quasi-immédiate de la nouvelle identité sexuelle de leur père au point que leur entourage propre est selon les besoins de la cause, mis peu à peu au courant, que ma présence quotidienne sur le Chat de GA (avec webcam) leur est occasion de saluer s’il échet l’un ou l’autre de mes amis, qu’elles ont accepté sans mal de figurer en photo sur mon profil puisqu’il est sensé définir qui et ce que je suis.

La lecture du post d’Harlequin m’interpelle douloureusement. A l’époque (1975) où des doutes se sont élevés en moi quant à mon orientation sexuelle, la vie familiale ainsi que ma vie personnelle étaient relativement agitée au point que par lâcheté, paresse d’esprit, je me suis coulé dans la norme. Lorsque j’ai eu la certitude d’être Gay, le HIV que je fréquentais quotidiennement dans le cadre d’un boulot estudiantin était présenté comme le fléau de Dieu frappant SODOME. Le garçon avec lequel j’avais une liaison clandestine et moi avons pris peur et nous nous sommes séparés, préférant ne pas avoir à subir la vindicte d’une société traumatisée par l’extension de la maladie des homosexuels et dont le mode de contamination n’était pas encore bien compris.
Cette décision n’a concerné que nous, rendu malheureux que nous.
Nous nous sommes par ailleurs mariés l’un et l’autre. Tout ceci s’est déroulé il y a plus de trente ans.

Je croyais naïvement, j’en atteste, qu’à l’époque actuelle, où les media étalent sans vergogne la rage, la douleur, l’incompréhension des familles de jeunes « je vous laisse le choix du terme » condamnés pour tournantes, sévices sexuels, ratonnades, j’en passe et des meilleures, si j’ai bien conscience que l’homosexualité n’est pas unanimement acceptée, le fait pour un gamin de dire ce qu’il Est ne suscitait plus, du moins dans le chef de ses géniteurs, une telle réaction de rejet. Il est donc plus recommandable d’être un détraqué que d’être pédé. Cela m’ahurit à l’heure du PACS, des combats multiples des ligues diverses.

En Belgique, une telle situation peut se produire mais elle est canalisée.
J’explique schématiquement (j’insiste) : Le Code Civil prévoit une obligation d’aliment (de contribuer aux frais d’entretien) dans le chef des ascendants pour leurs descendants incapable de subvenir à ses besoins et vice-versa en telle sorte que si un jeune vient à être rejeté de la cellule familiale pour quelque raison que ce soit et donc pour homophobie et qu’il est sans ressources financières (étudiant, sans emploi), le jeune en question sera pris en charge par le Centre Public d’Action Sociale de la commune (municipalité) où il est domicilié qui lui versera mensuellement le Revenu d’Intégration Sociale (697,61€ pour un isolé) et récupérera auprès de ses ascendants une part contributive dont le montant variera en fonction de leurs revenus et situation de famille.
Le système ne prend certes pas en charge les conséquences affectives du rejet mais en atténue les conséquences financières. Ainsi, s’il s’agit d’un étudiant, le coût des études est également assumé par le CPAS.

Voilà, face à l’injustice criante vécue par des jeunes qui n’ont commis aucun crime mais ont eu le courage de s’assumer, je souhaitais faire part d’une part de mon écœurement et de la réponse légale mise en place dans mon pays.
Peut-être l’un ou l’autre gayen, politique, pourrait-il avoir l’opportunité de s’en inspirer pour dans un premier temps faire en sorte que la prostitution de jeunes garçons ou filles, quelle que soient leur orientation sexuelle, ne constitue pas l’un des moyens de s’en sortir lorsqu’on a été éjecté de la cellule familiale.
Ne nous leurrons cependant pas, l’éradication de la prostitution de jeunes homosexuels n’est pas pour demain mais si au moins, la prostitution forcée par la nécessité s’en voyait sensiblement réduite, ce ne serait pas si mal.

15/05/08 - 09:14

Ce Matin, je suis d'humeur jouette. :))

Le virtuel, c’est vraiment chouette,
On y rencontre des as de la zapette,
Qui un jour vous causent, l’autre, prennent la poudre d’escampette
Mais aussi de véritables girouettes,
Qui pour un oui ou pour un nom, vous prennent ou vous jettent.

Afin de retenir ceux qui les lâchent, sans tambour ni trompette,
D’aucuns n’hésitent pas à exhiber leur liquette,
A ouvrir leur braguette,
Voire à sortir leur bistouquette,
Quitte à s’enrhumer par journée fristounette.

Certains se disent qu’ils ne valent pas tripette,
Ceux qui persistent à faire leur coquette.
D’autres enfin arborent une mine tristounette,
Pensant jamais plus, s’ils s’en remettent,
Je ne me fierai à une marionnette.

A ces spécialistes du « je prends, je jette »,
Je ferai remarquer gentiment mais de manière nette,
Que faire preuve de versatilité et ne pas être très net
Les exposera un jour à prendre un coup de raquette.
Sur ce, je m’en vais prier Sainte Huguette

14/05/2008

14/05/08 - 09:55

BONNES RESOLUTIONS POUR MA CINQUANTIEME ANNEE

1. Je cesse d’être chiant
2. Je ne suis plus sentimental
3. J’arrête d’être une guimauve
4. Je ne dis plus bonjour à ceux qui ne me répondent pas
5. Je ne salue plus qui ne me salue pas
6. Je ne suis plus affable et prévenant avec ceux qui se foutent de moi comme
d’une bille
7. Je larmoie continuellement sur mon sort
8. Je ne réponds pas aux inconnus qui m’ignorent par la suite
9. Je n’écoute plus les doléances ni ne prête mon épaule

BREF, JE CESSE D’ETRE CON.

Pfff, c’est encore plus dur que d’arrêter de fumer lol

14/05/08 - 09:35

Constat doux-amer

Il y a des jours avec et des jours sans, des jours où l’on se réveille douloureusement en prenant conscience de s’être, dans sa naïveté, totalement fourvoyé.

Alors, on s’en veut, d’autant que par habitude, on s’estime totalement responsable de l’échec.
Ne pas avoir été compris peut-il être reproché aux autres ? Je ne pense pas quoique le cœur a lui des raisons que la raison veut ignorer.

Avancer sans masque dans un bal masqué en pensant que vous serez reconnu sans peine est une ineptie que l’on peine à se pardonner. De ce fait, vous tentez de rejeter la faute sur les autres bien qu’ils aient correctement joué le jeu de dupes, du moins à votre égard, soit qu’ils en aient déjà été les victimes, soit qu’ils soient particulièrement réalistes.

N’empêche, reconnaître s’être trompé, en sus de la déception amicale, ça fait bobo au cœur.
Bah, il en a vu d’autres, il est plus scarifié qu’un hévéa et malgré tout, il battra encore. :))

Bonne Journée à tous.